Bon d'intervention : ce qu'on y met et pourquoi il fait la facture
Le bon d'intervention est le seul document rédigé sur place, par la personne qui a fait le travail. C'est pour cela qu'il vaut quelque chose — et c'est pour cela qu'il ne doit pas être reconstitué le soir au bureau.
Ce qu'il contient
- Le client, l'adresse du chantier et la date
- Le nom de l'intervenant
- L'heure d'arrivée et l'heure de départ, pas une durée arrondie
- La demande initiale et ce qui a réellement été constaté
- Les travaux réalisés, décrits en langage clair
- Les fournitures posées, avec les quantités et les références
- Ce qui reste à faire ou ce qui a été signalé au client
- Des photos : avant, pendant si c'est caché, après
- La signature du client
La signature ne sert pas à ce qu'on croit
Elle ne vaut pas acceptation de la facture, et elle ne vaut pas réception des travaux. Ce qu'elle établit, c'est que quelqu'un est venu, ce jour-là, et a constaté avec vous ce qui a été fait. C'est exactement ce dont on a besoin trois mois plus tard.
Ce que le papier ne fait pas
Un carnet à souches fonctionne. Ce qu'il ne fait pas : il ne part pas au bureau le jour même, il ne se recherche pas, les photos ne sont pas dedans, et ce qui y est écrit doit être ressaisi pour facturer. Chaque ressaisie est une occasion de perdre une ligne de fourniture.
Sur téléphone, le même document alimente directement la facture. Voir facturer depuis le chantier.
Les cas où il devient une pièce réglementaire
Pour certaines interventions, ce qui est consigné dépasse le simple compte rendu : manipulation de fluides frigorigènes, contrôle d'étanchéité, mise en service d'une installation. Voir les attestations fluides frigorigènes.
Voyez-le fonctionner
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