Calculer son taux horaire : les heures qu'on ne facture pas
Beaucoup d'entreprises fixent leur taux horaire en regardant celui du voisin. C'est le meilleur moyen de reproduire l'erreur de quelqu'un d'autre pendant dix ans.
La division qui compte
Un taux horaire, c'est l'ensemble de ce que l'entreprise doit couvrir sur l'année, divisé par les heures réellement facturables. Le premier terme est presque toujours sous-estimé, le second presque toujours surestimé.
Ce qu'il doit couvrir
- Les salaires et les charges des personnes qui produisent
- Votre propre rémunération, y compris le temps passé au bureau
- Le véhicule : achat ou location, carburant, entretien, assurance
- L'outillage, son remplacement et sa maintenance
- Les assurances, dont la décennale
- Le local, le téléphone, les logiciels, l'expert-comptable
- Les qualifications et les formations
- Et une marge, qui n'est pas un supplément mais ce qui permet d'absorber un chantier qui dérape
Les heures qui disparaissent
C'est ici que le calcul se joue. Sur une année, il faut retirer les congés, les jours fériés, la maladie, les intempéries selon le métier, les trajets non facturés, les visites de chiffrage qui n'aboutissent pas, l'administratif, les allers-retours chez le fournisseur et les retours SAV.
Ce qui reste est très en dessous du nombre d'heures payées. Une entreprise qui divise par les heures payées plutôt que par les heures facturables se trompe de taux dans le mauvais sens, et s'en aperçoit à la fin de l'exercice.
Le chiffre que vous n'avez qu'en pointant
Le nombre d'heures réellement facturables n'est pas une hypothèse : il se mesure. Un trimestre de pointage sur les chantiers donne la proportion exacte pour votre entreprise, et elle surprend presque toujours. Voir le pointage des heures et le prix de revient d'un chantier.
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