Prix de revient d'un chantier : comparer le prévu et le réalisé
Presque toutes les entreprises savent si l'année a été bonne. Très peu savent quels chantiers l'ont rendue bonne. C'est une différence de niveau de détail, et c'est là que se trouve la marge.
Ce qu'on compare
D'un côté le chiffrage : heures prévues, fournitures prévues, sous-traitance prévue. De l'autre le réalisé : heures pointées, fournitures achetées, avenants signés. L'écart entre les deux, poste par poste, dit où vous vous trompez systématiquement.
Le mot important est systématiquement. Un chantier qui dérape est un accident ; le même type de chantier qui dérape trois fois de suite est une erreur de chiffrage, et elle se corrige.
Les postes qui font le plus d'écart
- Les heures de préparation et de finition, rarement chiffrées
- Les allers-retours chez le fournisseur
- Le temps de nettoyage et l'évacuation des déchets
- Les reprises et les retours après réception
- Les travaux supplémentaires réalisés sans avenant signé
Ce dernier poste est le seul qui ne se corrige pas par un meilleur chiffrage : il se corrige par une habitude. Voir faire signer l'avenant avant de commencer.
La condition pour que ce soit mesurable
La comparaison ne demande aucun travail supplémentaire — à une condition : que les heures et les fournitures aient été saisies sur le chantier au moment où elles ont eu lieu. Reconstituées le vendredi, elles sont arrondies, et l'écart mesuré est celui de l'arrondi et non celui du chantier.
Voir chiffrage et métré.
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